Syndicat d'Energie et d'Equipement du Finistère
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Les pompes à chaleur (PAC) sont des équipements qui permettent de récupérer les calories présentes dans l'air, le sol ou encore les nappes phréatiques afin de chauffer un logement ou tout autre local, et éventuellement de produire de l'eau chaude. Il en existe également des réversibles qui remplissent une fonction de rafraîchissement. Divers systèmes sont aujourd'hui proposés aux consommateurs selon la provenance de la source calorique et le mode de distribution de la chaleur produite.

 

L'installation de ces équipements bénéficie d'un soutien des pouvoirs publics (sous conditions : crédits d'impôts, taux de TVA réduit, aides des collectivités locales, ...) car les PAC appartiennent aux modes de production d'énergies renouvelables dont le Gouvernement encourage le développement. Néanmoins, pour remplir cet objectif d'efficacité énergétique, les appareils doivent être performants. L'efficacité des appareils est exprimée en coefficient de performance (COP), qui est le rapport entre l'énergie consommée par l'appareil et celle qui est restituée. Les consommateurs doivent, par ailleurs, s'assurer du professionnalisme des installateurs.

 

Mais l'installation des PAC peut conduire à des effets indésirables - et souvent méconnus du grand public - pour l'équilibre des réseaux d'électricité auxquels les consommateurs d'électricité sont raccordés. La qualité de la fourniture d'électricité pour les habitants d'une zone concernée par l'installation d'une PAC peut ainsi subir de sérieuses détériorations. En effet, au moment de leur démarrage, les PAC peuvent provoquer des appels de puissance tout à fait considérables dans un laps de temps trés court (jusqu'à huit fois l'intensité de fonctionnement "normal" sur une durée inférieure à la seconde) qui entrainent des chutes de tension sur le réseau d'électricité. Ces derniers engendrent alors bien souvent la nécessité d'investissements supplémentaires sur les réseaux, en l'occurence des renforcements, afin de maintenir un niveau satisfaisant de qualité de fourniture d'électricité. Ce besoin d'investissements, qui représente un coût non négligeable pour les collectivités, a été par ailleurs accentué par un déploiement trés rapide des PAC au cours de ces dernières années.

 

Fort heureusement, si la première génération des PAC ne prenait pas en compte ce phénomène, il existe désormais des modèles dotés d'un système de mise en route progressif qui permet d'atténuer ces importants appels de puissance, et de ce fait d'éviter un surdimensionnement des réseaux publics d'électricité. La préservation de l'intérêt général qui est le but ultime d'une gestion rationnelle de privilégier ce type de modèle.