Des habitants de Ouessant équipés d’un système informatif pour leur maîtrise de consommation énergétique

Des habitants de Ouessant équipés d’un système informatif pour leur maîtrise de consommation énergétique

Maîtrise de la consommation énergétique : à Ouessant, des dizaines de foyers équipés d’un système informatif financé par des fonds européens !

Depuis mercredi 21 juillet 2021, le Syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère (SDEF) distribue des boitiers connectés dans plusieurs dizaines de foyers sur l’île d’Ouessant. Ces équipements vont permettre aux habitants volontaires de suivre en direct l’état du réseau électrique. Pédagogique, cette solution numérique, développée par l’entreprise rennaise Sensing Vision, s’inscrit dans une démarche globale et citoyenne menée depuis plusieurs années à Ouessant pour encourager l’énergie verte, de la production à la consommation. Pour accompagner cette dynamique, le projet européen Interreg Manche ICE (Intelligent Community Energy), coordonné par Bretagne Développement Innovation, a déjà financé plusieurs expérimentations sur l’île bretonne dont la fabrication de cette petite série de boitiers connectés. Ou comment l’Europe participe concrètement à la transition énergétique dans les territoires isolés et les zones non-interconnectées.

Plusieurs dizaines de foyers ont manifesté leur intérêt pour participer à la nouvelle expérimentation qui démarre à Ouessant. Depuis hier, mercredi 21 juillet, le Syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère (SDEF), accompagné par l’entreprise Sensing Vision, livre un nouvel équipement aux foyers volontaires. Cet objet connecté va permettre de matérialiser la consommation électrique, et de pouvoir agir en fonction de la consommation de l’île et de la production d’électricité renouvelable.

Une solution smart grids pour encourager une démarche citoyenne 

Equipés d’un boitier connecté, ces volontaires vont pouvoir expérimenter pendant plusieurs mois une nouvelle façon de consommer leur électricité. 

 « En temps réel, l’appareil reçoit une information sur l’état du réseau par ondes radio. Un voyant lumineux traduit l’information. Vert, il indique que la part d’énergie renouvelable dans le réseau d’Ouessant est importante et donc propice à consommer. Rouge, la part de renouvelable est nulle. Ainsi informé, le consomm’acteur peut adapter sa consommation, s’il le souhaite ! Il pourra par exemple caler l’allumage de son four ou de son lave-linge quand le voyant est au vert ! », explique Gwendal Vonk, chargé de mission énergie au SDEF et impliqué dans le suivi technique du projet.

ICE, un accompagnement au long cours pour répondre à la particularité de l’insularité

Cette solution intelligente, conçue par l’entreprise Sensing Vision, a été financée à 100% par le projet européen Interreg Manche ICE (Intelligent Community Energy), coordonné par Bretagne Développement Innovation. « ICE est un projet européen de gestion de l’énergie basé sur les technologies des smart grids et expérimenté grandeur nature sur l’île d’Ouessant », explique Hélène Morin, coordinatrice du pôle Europe de BDI et en charge de ce projet. 

Coopération franco-anglaise avec l’University of East Anglia, ICE est en déploiement depuis 2017 sur la petite île bretonne de 850 habitants et a financé plusieurs actions. « L’expérimentation mêle technologies de pointe, nouveaux modes de production ou de stockage d’énergie bas carbone et gestion intelligente des énergies avec le concours des habitants. L’objectif du projet ICE est de pouvoir répliquer les solutions innovantes sur d’autres zones non-interconnectées au niveau régional, comme à Molène ou Sein par exemple et aussi à l’international pour valoriser les compétences des entreprises bretonnes qui ont participé au projet ! », ajoute Hélène Morin

Ouessant : laboratoire de la transition énergétique

Comme de nombreux territoires insulaires ou isolés, l’île d’Ouessant fait face à des défis énergétiques majeurs puisqu’elle n’est pas raccordée au réseau électrique continental. 

Ce nouvel équipement individuel vient ainsi s’ajouter aux actions de transition énergétique menées sur l’île depuis plusieurs années tant au niveau de la production (panneaux photovoltaïques sur les bâtiments de la commune, hydrolienne Sabella installée dans le Fromveur), du stockage (compteurs Linky Heures creuses EnR mis en place par Enedis), que de la consommation (enquête pour identifier les sources d’économie d’énergie, accès à un panneau informatif temps réel sur les sources de production ENR, éclairage public…)

« Les habitants perçoivent favorablement ces expérimentations. Ils savent qu’ils vivent dans un environnement privilégié et ils ont envie de le préserver. Ouessant est devenu le laboratoire de la transition énergétique ! », déclare Denis Palluel, maire d’Ouessant.

En partie grâce à ICE, l’île bretonne a entamé sa transition énergétique avec pour objectif de produire 50 % de sa consommation en énergies renouvelables en 2023 et 100 % en 2030.

Téléchargez le communiqué réalisé par BDI

La première station BIO GNV d’énergies en Finistère inaugurée

La première station BIO GNV d’énergies en Finistère inaugurée

Inauguration de la station bio GNV de Saint-Martin-des-Champs

LE gnv, Une réponse adaptée au secteur du transport routier de marchandise

Les Fédérations Nationales du Transport Routier de Marchandises (FNTR) et du Transport de Voyageurs (FNTV) ont identifié le GNV et le bioGNV parmi les carburants alternatifs des plus pertinents pour l’usage des poids lourds. En effet, le développement de l’offre de poids lourds au gaz et une filière mobilisée avec le développement notamment de stations publiques d’avitaillement, permettent de proposer une solution alternative fiable face au diesel.

Aujourd’hui, 21500 véhicules roulent au GNV en France. C’est sur le marché des véhicules lourds que la dynamique est la plus forte. Les premiers bus et bennes à ordures au gaz sont arrivées en France il y a plus de 10 ans.

Depuis quelques années les ventes de poids-lourds au gaz dédiées au transport de marchandises décollent, tirées par la construction de nouvelles stations publiques. La France est devenue le marché le plus dynamique d’Europe sur ce segment.

En 2019 en France

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des poids-lourds vendus roulent en GNV

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des bus urbains roulent en GNV

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des bennes à ordures roulent en GNV

Une réponse collective des acteurs bretons

C‘est dans ce contexte que les acteurs bretons ont décidé de s’engager dans une démarche de développement de l’usage du GNV/BioGNV sur le territoire. Pour ce faire, les 4 syndicats d’énergie Bretons, via leurs SEM, portent le projet de développer un réseau régional. Ainsi, la SAS Bretagne mobilité GNV a été créée en 2019.

En Bretagne, 18 stations seront ouvertes prochainement. Ce maillage sur le territoire permettra aux utilisateurs (particuliers ou professionnels) du Gaz Naturel Véhicules (GNV) de parcourir toute la Bretagne proprement en réalisant des économies.

7 stations GNV dans le Finistère

Pour le Finistère, c’est la SEM créée par le SDEF (Syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement du Finistère) Energies en Finistère qui a décidé de porter la construction de 7 stations-service GNV-BIOGNV, situées sur les principaux axes de circulation et à proximité de centres urbains et logistiques à Saint-Martin-des-Champs (près de Morlaix), Saint-Evarzec (près de Quimper), Guipavas, Carhaix, Landivisiau, Châteaulin et Quimperlé. Ainsi, le territoire sera entièrement équipé.

le GNV

Avec plus de 11 millions de véhicules dans le monde et un taux de croissance de 20% par an depuis 2000, la filière GNV est une alternative aux véhicules essence et diesel, plébiscitée pour ses qualités environnementales et son attrait économique, et permettant de répondre aux enjeux de la transition énergétique. Le GNV (Gaz Naturel Véhicule) est un carburant alternatif majoritairement composé de méthane. C’est le même gaz que celui distribué en France sur le réseau de GRDF pour le chauffage et la cuisson domestique. Pour être utilisé en carburant, il est simplement comprimé et stocké dans les réservoirs des véhicules.

Des subventions pour les premiers abonnés

Dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir, l’ADEME soutient la filière GNV. Pour le Finistère, une enveloppe de 1 million d’euros va permettre de prendre en charge une partie du surcoût à l’achat des véhicules GNV pour les premiers clients des futures stations. Des camions peuvent ainsi prétendre à une aide pouvant atteindre 10 000 euros.

Pourquoi utiliser le GNV ?

Limite la pollution sonore
Améliore la qualité de l’air
Réduit les coûts
Limite le gaz à effet de serre

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de bruit en moins

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de particules fines en moins que le Diesel

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Moins onéreux que le Diesel

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En moins avec le BioGNV qu'avec du Diesel

Rouler au GNV aujourd’hui, c’est rouler au BioGNV demain

Si le GNV permet déjà de réduire les émissions de CO2 de 10 à 15 % par rapport au Diesel, c’est en le remplaçant progressivement par du BioGNV que le gain devient conséquent. Le BioGNV produit localement en France à partir de déchets permet de réduire de 80% les émissions de CO2 par rapport au Diesel.

En 2019, le taux d’incorporation de bioGNV était de 16,5% du GNV distribué en France à partir de stations raccordées au réseau.

Sur tout le territoire, plus de 150 unités de méthanisation produisent du biométhane. Il est injecté dans les réseaux de gaz pour être utilisé notamment comme carburant sous forme de bioGNV.